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Portrait de Com’ : Martin BOUVRON, M. Connecting People

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Dans Portrait de Com’, l’agence LT s’intéresse à celles et ceux qui font la Communication en Lorraine. Une sorte de portraits chinois pour découvrir et comprendre le regard des ces personnalités sur la communication d’hier, d’aujourd’hui et surtout de demain.

Martin BOUVRON, M. Connecting People

Dans ce nouvel article de Portrait de Com', nous vous invitions à découvrir Martin BOUVRON, Manager du Quai Alpha (incubateur de start-ups) et qui nous apporte son éclairage très intéressant sur l’impact des réseaux sociaux et le futur de la pub.

LT : Martin Bouvron du Quai Alpha ! Alors, la première question est toute simple ... Qui es-tu ?

Martin B. : Martin Bouvron, 29 ans, je suis originaire d’Alsace et j’ai beaucoup voyagé. Je suis ancien rugbyman professionnel et, aujourd’hui, je m’occupe du Quai Alpha, à Epinal, qui est un dispositif de la Chambre de Commerce avec beaucoup de partenaires dont le département des Vosges, l’agglomération d’Épinal, l’Europe, l’État. Mon rôle est de promouvoir l’entrepreneuriat, l’innovation et le digital dans un dispositif qui va de l’hôtel d’entreprise à l’accompagnement et l’incubation de start-up, l’événementiel et le financement d’entreprise. Je dois également tisser des liens avec les laboratoires de recherches et les universités. On fait aussi des programmes européens, on a des actions de formation, comme des écoles de développeurs, donc c’est très large et l’idée c’est de développer l’entrepreneuriat, l’innovation et le digital sur le département des Vosges.

LT : Et pourquoi les Vosges ?

Martin B. : Parce que j’ai une dette envers ce département. J’y ai habité pendant 10 ans et, comme beaucoup de gens, je suis parti quand j’étais jeune pour faire mes études à Nancy avec, pour le dire, un mauvais regard sur le département de manière générale. Et en revenant récemment, j’ai pu découvrir toute la richesse et la diversité des entreprises qui composent son tissu économique.

LT : Et, pour toi, c’est quoi la communication ?

Martin B. : J’ai vraiment deux lectures sur la communication. Tout le monde peut prétendre faire de la communication et, pour moi, c’est quelque chose d’assez ésotérique. La communication de haut niveau, avec toutes ses subtilités, est très intéressante et profonde. Beaucoup de gens disent ou prétendent faire de la communication de bon niveau, ce que je ne prétends pas du tout faire. Je pense que c’est un vrai art.

«  Les réseaux sociaux mettent en avant, systématiquement, le négatif. C’est très anxiogène mais intéressant »

LT : Dans ton quotidien professionnel, comment tu appliques la communication ?

Martin B. : Beaucoup de « personnal branding », mais un peu détourné. J’ai un compte Linkedin qui fonctionne bien, parce que j’anime une communauté, mais je ne parle pas de moi, je mets en avant des entreprises pour lesquelles je bosse. Et ça fonctionne bien parce qu’elles adhèrent aussi bien physiquement que numériquement à cet écosystème. Cela fait que j’ai des posts qui font, parfois plusieurs dizaines de milliers de vues avec beaucoup de partages. Ça me sert de levier à la fois, et je ne le cache pas, pour ma carrière personnelle et pour le dispositif que je défends. J’ai l’impression, au quotidien, de faire des choses pas trop mal, mais en prenant un peu de recul, il n’y a pas forcément de ligne directrice : c’est un peu dépareillé. Par exemple, on avait fait 2 vidéos pour teaser le Hackaton et si on n’est pas dans l’écosystème du Quai Alpha, ce ne sont que des private jokes et ça ne parle pas aux personnes extérieures. Donc, c’est un métier à part entière et le faire par-dessus la jambe, comme on le fait par nécessité, ça ne marche pas très bien. On a de bons résultats mais on ne raconte pas assez bien ce qui se passe ici.

LT : Tu nous as parlé de Linkedin et tu es aussi très présent sur WhatsApp. Quel rapport tu entretiens avec les réseaux sociaux ?

Martin B : Un rapport un peu critique. Je me suis sentie vieux pour la première fois il n’y a pas longtemps car je commence à avoir du mal avec des choses comme Tik Tok et compagnie. Je sens que ce n’est pas fait pour moi. C’est très particulier car c’est la première fois que je ressens ça. Snapchat c’est limite, je l’utilise mais c’est très léger. Mais j’apprends beaucoup de choses par des personnes plus jeunes que moi et ça c’est nouveau. Après, Twitter, Facebook, Linkedin, ça fonctionne bien, WhatsApp aussi. Justement, WhatsApp, je m’en sers pour faire passer de l’information pour tous les travaux de groupe. Mais j’ai mis un peu de temps car je ne comprenais pas l’intérêt. Finalement, j’ai compris.

LT : On l’impression que les réseaux sociaux occupent une place importante dans ta vie ?

Martin B : Je suis très consommateur de réseaux sociaux, je ne regarde plus du tout la télévision. Le rôle des réseaux sociaux dans notre société m’intéresse énormément. Beaucoup de gens ne s’informent plus que via ce média. On voit émerger des fakes news, on voit des gens se faire lyncher, on voit le temps d’attention des gens baisser. On voit de plus en plus de gens qui réagissent à chaud sur quelque chose sans jamais prendre le temps de poser une réflexion... ce sont de nouvelles caractéristiques de notre société qui sont émanantes des réseaux sociaux. Mais je suis assez critique aussi sur tous les effets de bord que ça peut avoir. Les réseaux sociaux mettent en avant, systématiquement, le négatif. C’est très anxiogène mais intéressant.

LT : Question pour un champion ! Une publicité, d’hier ou d’aujourd’hui, ou un événement en communication qui t’aurait marqué ?

Martin B. : J’aime bien la musique, tout ce qui est OST de film, musique de pub etc. J’avais rencontré un compositeur de musique qui me disait qu’on était saturés de stimuli visuels mais qu’il y a encore un peu de place pour l’auditif. Je n’avais pas trop compris ce qu’il m’avait dit, au départ. Et puis, très vite, m’est venue en tête la musique de la pub Herta. Et donc c’est souvent ça : je me rappelle par la musique. Donc pas une spécifiquement mais des musiques qui m’ont marqué.

LT : Comment tu vois la communication dans le futur ?

Martin B. : Personnalisation et prédiction, qui sont des termes qui commencent à émerger dans le e-commerce par exemple, ou dans le tourisme. J’ai hâte de voir le jour où je vais passer devant une vitrine et voir un mannequin avec un vêtement pensé et personnalisé pour moi. J’aimerais bien voir ça appliqué dans la publicité, en sachant que ça perdrait un peu de sa saveur parce que je trouve tellement génial quand je vois une pub qui passe et que ça met tout le monde d’accord. Par exemple, certaines communications de Burger King et les réactions que ça peut causer lorsqu’ils taclent McDo, je trouve ça très intéressant parce que c’est pensé : il y a du comportemental, du politique derrière. Demain, on aura plus ça ! Mais j’ai envie de croire, cependant, à une publicité beaucoup plus native. Je suis premium sur Spotify, comme beaucoup de monde, et ils ont décidé de nous mettre des pubs en plus dans les podcasts. J’ai envie de voir quand la publicité sera vraiment dans le contenu et que ça passera bien, car il y a moyen de faire des choses beaucoup plus inclusives. Voilà, donc la pub, je ne la supporte plus, comme beaucoup de gens. Même avec un AdBlock, on se prend 3 pubs avant une émission et ça m’énerve. Je pense qu’il y a moyen de faire beaucoup plus pertinent et intégré au contenu.  

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