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Portrait de Com’ : Laura GELEY, Designer UX/UI

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Dans Portrait de Com’, l’Agence LT s’intéresse à celles et ceux qui font la Communication en Lorraine et ailleurs, parce que les gens passionnés sont passionnants ! Une interview pour découvrir et comprendre le regard des ces personnalités sur la communication d’hier, d’aujourd’hui et surtout de demain.

Laura Geley, Designer UX/UI

Dans ce nouvel article de Portrait de Com', nous vous invitions à découvrir Laura GELEY, une jeune femme avec déjà une grande expérience construite en France comme à l'étranger, et qui nous apporte un regard très enrichissant sur la communication : "Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années". A lire absolument !

LT : Qui es-tu ? Quel est ton parcours ?
GL :
Je suis designer d’expérience et d’interface utilisateur (UX/UI) en freelance. J’ai commencé à concevoir des petits sites fin des années 90, à la place de faire mes devoirs. Après le lycée, je me suis logiquement orientée vers une carrière dans la communication visuelle. J’ai suivi une formation en stratégie de com puis en création publicitaire, avant d’être embauchée dans une agence parisienne il y a une dizaine d'années. À l’époque, les seniors de ma boîte ne voulaient pas entendre parler du digital, donc on m’a rapidement attribué tous les projets web ou presque. J’ai énormément appris et progressé pendant 2 ans, mais j’étais aussi épuisée par le rythme imposé et le traitement assez misérable auquel nous les juniors avions le droit. En 2013, j’ai décidé de vivre quelque chose de différent et je me suis installée à Montréal. J’y ai découvert une toute autre approche de la communication et du monde du travail. J’ai continué à faire mes armes dans le digital, jusqu’à me spécialiser dans le e-Commerce en intégrant une agence dédiée. Finalement, je me suis lancée à temps-plein en freelance il y a 3 ans, et j’ai aujourd’hui la chance de pouvoir travailler sur une multitude de projets à l’international.

LT : Comment définirais-tu la communication ?
GL :
Je pense qu’on vit dans un monde où, en tant que consommateurs, on n’est plus uniquement intéressés par un produit en tant que tel, ni même par l’image qu’il peut donner de nous. On veut pouvoir se reconnaître totalement dans les valeurs et les engagements des marques. On est loin du temps où les communicants pouvaient se contenter de dire qu’il faut acheter telle lessive parce qu'elle lave plus blanc que blanc. Maintenant, on veut aussi savoir si elle est sans danger pour la santé et l’environnement. Ca passe par des actions concrète et un storytelling plus honnête.

LT : Comment l’appliques-tu dans ton quotidien professionnel ?
GL :
Je ne travaille pas uniquement sur l’interface d’un site mais aussi et même surtout sur son contenu. Pour mettre en place les bons leviers à la conversion, il faut non seulement connaître ce qu’on vend mais également savoir à qui on s’adresse. C’est très important pour moi de comprendre la proposition de valeur de mes clients et les besoins de leurs utilisateurs. Une fois que tu as construit un message pertinent et engageant autour de ça, le plus dur est fait.

LT : Quelle est ton opinion sur la communication via les réseaux sociaux ?
GL :
D’un côté ça permet d’humaniser une marque et de créer un dialogue avec les consommateurs. De l’autre, le contenu ou le service proposé n'est pas toujours d’une très grande qualité… Ce n’est pas un exercice facile. Les communicants ont une responsabilité énorme envers leurs milliers d’abonnés. Parfois on a le droit à des échanges constructifs où des marques comme Decathlon montrent qu’elles sont vraiment à l’écoute. À l’opposé, de malheureuses bourdes ou, plus gênant, de vraies erreurs stratégiques se transforment en scandales. La toile ne pardonne aucun faux pas. C’est plutôt angoissant.

LT : Quel est ton réseau social préféré ?
GL :
Je ne me souviens pas de la dernière fois que j’ai posté du contenu sur un réseau social, en revanche j’ai pour habitude de checker mon feed Twitter tous les matins au petit-déj. Je retweet des posts humoristiques sur l’actu, des memes ou vidéos. Pendant le confinement, on a eu le droit à énormément de contenu créatif, comme la vidéo « Choose your quarantine character » d’Alina Polichuk. C’est 100% le genre de tweet qui me fait marrer.

LT : Comment imagines-tu la communication dans le futur ?
GL :
J’aimerais qu’on évolue vers du storytelling plus subtile et plus honnête. Ce qui se passe autour du mouvement Black Lives Matter est assez démonstratif de la confusion que peuvent faire les marques entre activisme et opportunisme. Sur un autre sujet, j’essaie de sensibiliser mes clients à l’accessibilité web. Avec une société plus inclusive mais aussi vieillissante, ça va sans surprise devenir un enjeu majeur dans les années à venir. Dans le e-Commerce par exemple, les seniors représentent un marché à très fort potentiel, et pourtant rien n’est encore vraiment pensé pour eux.

LT : Raconte-nous une pub, d’hier ou d’aujourd’hui, qui t’a marqué ?
GL :
J’aime les pubs qui réussissent à me donner une énorme dose d’émotions, un peu comme un bon film au cinéma. J’ai pris une grosse claque avec l’épopée Lacoste « Timeless » en 2017 . Pour moi, c'est 1min30 de frissons. Mon dernier coup de cœur a eu lieu fin 2019, avec le spot très mélancolique « C’est magnifique » d’Intermarché. Depuis « L’amour, l’amour » deux ans auparavant, je savais qu’une grande enseigne de distribution pouvait me faire lâcher une larme devant mon écran, mais là j’ai vraiment trouvé qu’ils avaient fait fort.

LT : Pour conclure, quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait se lancer dans ce métier ?
GL :
Je pense que c’est un domaine dans lequel il est primordial de savoir se mettre en retrait. Que ce soit une pub, un site ou une brochure, on ne conçoit jamais pour soi. Pour réussir à donner du sens à ce qu’on fait, il faut être bienveillant, emphatique et surtout curieux/se de voir le monde à travers d’autres yeux.

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